Fantastique · Amitié · Mystère

L’Impasse
des sorbiers

Milo avait peur de ne pas se faire de copain avant la rentrée. Puis il a rencontré Théo.

Une amitié pas tout à fait ordinaire.

À paraîtrePour les lecteurs de 10 à 14 ans
Couverture : Milo et Théo se font face de part et d’autre d’une haie, dans l’impasse au crépuscule.
Bienvenue au bout de la rue.

À partir de10 ans

À découvrirUn roman fantastique

Au fil de l’histoire23 chapitres

01 / L’histoire

Douze pavillons.
Et quelques secrets.

Théo ne dort pas, il ne mange pas, il ne va pas au collège. Mais il a une bonne excuse : il est mort depuis trois ans.

Ça ne les empêche pas de devenir amis. Mais trois ans sans pouvoir quitter une rue, c’est long. Même quand on est mort.

Avec Iris, une fille de son âge, Milo décide de trouver ce qui le retient. Une promesse oubliée ? Quelque chose à terminer ?

Au numéro 8, les Ledoux ont un autre mot pour ça.

Une dette.

De l’autre côté de la haie

Fais connaissance
avec les voisins.

Un nouveau venu, un garçon qui ne rentre jamais et une voisine qui a de la répartie. L’impasse réserve quelques rencontres.

Découvrir les personnages

12MiloLe nouveau voisin

10ThéoLe garçon d’à côté

7IrisLa voisine à vélo

02 / Les premières pages

Tout commence
par un déménagement.

Un canapé, douze pavillons et un voisin très doué pour donner des conseils.

CHAPITRE 1

Douze pavillons

Le voisin du 5 avait déjà failli envoyer leur canapé dans une haie, et il n’était même pas sorti de chez lui.

— À gauche ! cria-t-il depuis sa porte.

Milo leva les deux mains. Le camion s’arrêta.

Du trottoir, il voyait le visage du chauffeur dans le rétroviseur. Il lui montra l’espace qui restait, puis écarta les bras. Lentement. Le canapé appartenait à sa mère, mais la console était quelque part derrière.

Poursuivre l’extraitReplier l’extrait

Douze pavillons. Six de chaque côté, les impairs à gauche, les pairs à droite. Ça, au moins, c’était rangé. Leur maison était la dernière à droite. Dix jours avant la rentrée, Milo connaissait son adresse : 12, impasse des Sorbiers. Pour le reste, on verrait.

Le voisin sortit enfin, en chaussons, avec un petit chien au bout d’une laisse.

Milo baissa les bras. Le camion s’immobilisa devant le 12, et le moteur se tut.

Le chien, lui, ne se tut pas. Il poussa un gémissement aigu, les pattes raides, le regard fixé vers le fond de l’impasse. Quand son maître avança, il recula si brusquement que son collier lui remonta sous les oreilles.

— Il n’aime pas les camions, expliqua le voisin.

Milo aurait bien caressé le chien. Il avait un peu la même envie que lui : repartir, juste pour vérifier que leur ancienne maison était toujours là.

Mais le chauffeur ouvrait déjà les portes arrière.

Le voisin ramena son chien, puis revint surveiller le déchargement.

Milo serra son carton contre lui. L’homme avait les mains dans les poches. Pas question de les sortir pour un carton.

— Vous pourriez tenir la porte ? demanda sa mère, derrière une pile de coussins.

— Elle tient toute seule.

Cet homme était imbattable.

En revenant au camion, Milo aperçut deux visages derrière la vitre du 8. Il baissa les yeux pour franchir le hayon avec son carton ; lorsqu’il regarda de nouveau, il ne restait que le reflet du ciel.

Tout le monde les regardait donc s’installer. Il espéra que personne ne verrait le sac où dépassait son vieux lapin en peluche.

Le téléphone de sa mère sonna.

— Tu as l’heure, mon grand ?

Milo sortit le sien.

— Seize heures trente.

Elle décrocha en s’éloignant.

— Oui, bonjour, c’est moi. Pour la garde de ce soir…

Milo allait ranger son téléphone quand il remarqua le garçon.

Il se tenait dans le jardin du 10, juste de l’autre côté de leur haie. À peu près son âge. Un tee-shirt vert, les bras le long du corps, les pieds au bord d’une plaque de terre nue.

Milo leva la main.

Le garçon le regarda sans répondre.

Il avait peut-être cru que Milo voulait poser une question, comme en classe. Milo transforma son geste en mouvement pour se gratter la tête. Trop tard. Personne ne se grattait la tête avec la main ouverte à cette hauteur.

— Tu prends les coussins ? appela sa mère.

Il les prit tous. Par-dessus la pile, il ne voyait plus le garçon.

Un voisin de son âge, c’était quand même bien. Quelqu’un qui pourrait lui montrer où aller au collège. À condition qu’il sache parler.

Quand le camion repartit, le voisin du 5 leur souhaita bon courage. Milo l’avait déjà fait plusieurs fois, le trajet entre le camion et la porte. Le voisin, aucune.

Fin de l’extrait

La suite se trouve dans le livre

Prêt à entrer
dans l’impasse ?

L’Impasse des sorbiers, par Didier Henry.
Un roman pour les lecteurs de 10 à 14 ans.

À paraître